Notes de bas de page

Douloureuse patience

mars 19, 2008 · Laisser un commentaire

L’impatience est un de mes défaut, si ce n’est mon plus grand défaut.

Je déteste attendre. Attendre que l’on appelle mon numéro de siége pour monter dans l’avion, attendre entre deux vols, attendre la première journée de vacances, attendre un coup de téléphone, attendre un courriel, attendre une réponse à une question, attendre que l’heure arrive. Je déteste.

Et puis parfois il y a les attentes inutiles et je déteste ca encore plus. Attendre de trouver le bon moment pour parler à quelqu’un. Attendre qu’une personne change, attendre qu’elle ai envie de nous parler, attendre que le soir arrive. Attendre ses regles, attendre une opinion, attendre l’été…

L’horreur !

Je ne sais pas pourquoi. C’est peut être ce sentiment d’impuissance que je n’aime pas lorsqu’on attend. En fait j’ai surtout l’impression de perdre du temps à attendre. Dans certains cas on peut renverser la situation et ne plus être en état d’attente.

J’adore cuisiner et pour bien cuisiner il faut etre patient. Mais même dans un cas comme ça, j’ai du mal à attendre. Attendre que le lait s’évapore, que les oignons fondent, que la viande grille, que le gateau monte, AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHH

Chaque jour est une épreuve a mon manque de patience. Chaque jour est une torture. Je dois apprendre à contrôler cette impatience à chaque moment de ma journee.

C’est comme un bouillon à l’interieur de mon estomac. Il boue sans arret, sans repis. Pendant que j’attends, mon cerveau élabore et rumine différents scenarios à l’infini.

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Légèreté

février 2, 2008 · Laisser un commentaire

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suite…

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Perspective

février 1, 2008 · Laisser un commentaire

Tout est relatif. On peut se voir et voir sa vie au niveau microscopique. On peut analyser chacun de nos actes, chacun des faits de notre petite vie a un niveau humain. Analyser les paroles de quelqu’un, le temps ecoule, les personnes rencontres, les espaces parcourus en fonction de notre taille, de notre age et des distances qu’on a parcouru.

Mais on peut prendre du recul et se considerer comme une petite fourmi qui fait partie d’un tout. Cette petite fourmi devient alors insignifiante et chacun de ses gestes devient negligeable.

Peut-on vivre sa vie en prenant instantanement du recul devant chaque situation qui se presente?

C’est surement possible. Qu’est ce que ca donne ? un detachement complet, total de tout ce qui nous entoure.

A quoi ca mene ? Je ne sais pas.

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Partir…

octobre 16, 2007 · Laisser un commentaire

Voila, c’est fini.

L’aventure est terminee. Apres 3 semaines a Delhi et 4 mois en Inde, j’ai du prendre mon sac et rentrer.

Je suis partie parce que je le voulais bien. J’en avais marre. Marre de trainer mon sac, de changer d’hotel, de voir les indiens partout. Marre de devoir me cacher les épaules et les jambes, marre de ne jamais devenir l’amie d’un indien. Marre de marchander, des richshaws… Il etait temps que je parte, je le sentais.

J’ai quand même mis 3 semaines à partir. Entre le moment ou j’avais decidé que je partais et le moment ou je montais dans le taxi accompagnée par mes amis, il y avait eu 3 semaines de Navrang hotel.

En 3 semaines, le Navrang hotel était devenu ma maison. J’avais mon voisin Laurent le francais, monsieur l’ambassadeur, j’avais mon père Noël à moi , Ganesh, Geraldine qui rentrait en France dans quelques semaines ….Mon cuisto attitré, Naresh, sa jolie femme enceinte qui est devenue mon amie. Il y avait Hiro le japonais, très discret, très sympa qui parle l’hindi preque couramment. Et puis les belles italiennes qui passaient. Y avait le petit vieux qui passait la journée à repasser les affaires des autres. Y avait les deux p’tits chiens Nanno et Basanti.

Je me suis habituée puis je suis partie. J’ai quitté l’Inde il y a une semaine. J’ai quitté les rues pleines, les vaches, les enfants qui crient, la vie dans la rue. J’ai laissé les lassis, les subgies, les chapatis…Depuis une semaine, j’ai froid, je n’entends plus la musique dans les temples au coucher du soleil, dans les rues il n’y a plus de jolies femmes en saree , je n’entends plus le cliquetis de leurs bracelets en verre…Elles me manquent.

Depuis une semaine je suis donc en Grece. La Grece c’est chouette, mais Athenes est semblable a toutes les villes européennes. Elle est froide, vide. Le seul bruit qu’on entend à Athenes est celui des voitures qui passent dans les rues.

Les filles sortent d’une vitrine. On dirait qu’elles n’ont aucune imagination. C’est déprimant. J’ai d’abord été malade ici, puis j’ai eu le choc culturel. Dès que je me suis sentie mieux je me suis enfouie loin d’Athenes , je suis allee voir Meteora. Quel beau paysage !! je ne dirai rien, je ne dirai rien. A voir.

Ce soir me voila, de retour à Athenes. Il faut bien pour aller ailleurs.

Ce qui sauve la Grece ce sont les grecques. Ils sont sympas. tres gentils. Ca change un peu des indiens. Ils sont moins nombreux mais au moins ils sont serviables et n’en veulent pas à mon porte feuille, qui d’ailleurs c’est beaucoup appauvri en arrivant ici. Juste pour vous donner une idée 2 euros c’est 100 roupies, 2 euros c’est un café, 100 roupies c’est 4 repas en Inde. Ca fait un sacré choc.

Donc voila, l’aventure continue. je me remets doucement de mon choc culturel. Je pense que je vais me mettre à apprécier la Grèce, mais doucement.

J’ai peut être fait une erreur en venant ici. Pensant que ca allait etre moins penible de passer de l’Inde à Athenes que de passer de l’Inde a Paris. Mais finalement Athenes est semblable a Paris avec les amis en moins. Je pense qu’en partant d’Inde j’avais besoin de me retrouver chez moi ou du moins entourée et je me suis retrouvée seule, malade, dans une ville que je n’aime pas.

Depuis ce matin il fait beau, j’ai rencontré des gens, je me reconstruis, tout va mieux. Je suis prête. Prête à affronter encore des journées en sac à dos. Des journées seule à admirer de beaux paysages et de vieux monuments. les temples de l’Acropole à Athenes ont plus de 2500ans. J’ai eu la chance de les voir.

Je ne déprime pas, je me remets du choc culturel, celui que je n’ai pas eu en allant en Inde.

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Sans lui

octobre 15, 2007 · Laisser un commentaire

Comment pourrais-je me débarasser de lui, de son odeur, de ses bras? Comment les oublier, et s’en détacher?

J’aimerais pouvoir l’ignorer, trouver la force de ne pas répondre au téléphone quand il m’appelle et ne pas l’appeler quand il ne le fait pas. J’aimerais trouver la force de ne pas ramper vers lui le soir quand il boude, de ne pas le suplier ou le cajoler… Ca me répugne d’entendre ma voix mieleuse, plaintive…Ca me répugne d’entendre des mots comme s’il te plait arrete, s’il te plait pardonne moi, je m’excuse, je ne voulais pas. J’aimerais trouver la force de me mettre debout. La force de le laisser dans son coin. De partir.

Comment font elles ses femmes indépendantes? Comment font elles pour s’éloigner de ce corps chaud, de ces yeux assassins? je n’y arrive pas. Je rampe, je me traine à ses pieds, je m’accroche à son torse, je le colle et il s’éloigne.

Quand il me dit: “Laisse moi.”, j’ai peur. je reste encore plus accrochée. j’ai pourtant essayé de m’éloigner, de me détacher, de me contruire mon identité propre, d’être indépendante. J’essaye tous les jours. Mais chaque jour, je pars et je reviens. Je reviens surtout.

J’aimerais apprendre à ne pas revenir.

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Culpabilite

avril 20, 2007 · Laisser un commentaire

Est ce normal de se sentir coupable lorsqu’on ne pense plus a quelqu’un?

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La mort

avril 18, 2007 · Laisser un commentaire

Il y a une semaine une amie a nous est décédée d’un cancer du poumon. Il y a quelques mois ma grand-mère âgée de 86 ans est morte d’un cancer du rein. Hier une amie est décédée d’une suite d’un accident d’autobus. Elle sortait de chez elle pour prendre le métro en face et un autobus lui a roule dessus. Imprévisible.

Ma première réaction a été de ne pas y croire. Je suis allée vérifier sur internet, pour voir la nouvelle. C’est un peu drôle comme réaction non ! J’ai essaye d’expliquer mon acte par la suite et je me dis que je devais chercher une preuve réelle, tangible de sa mort. Ma preuve a été deux lignes sur un site de nouvelles à potins. L’horreur !

Chaque mort a été celle d’un proche que je n’avais pas l’habitude de voir souvent. Donc je ne ressens pas le manque physique de ne plus voir la personne. Ca me permet donc de pouvoir analyser, et raisonner autour de ces disparitions. Ca me fait même penser a la mort.

Aujourd’hui un allemand est mort en Turquie lors d’une attaque d’une maison d’édition. Il y a eu 160 morts dans un attentat en Iraq et une vingtaine dans une fusillade à Rio.

En lisant tout ca je me suis demandée comment j’aimerais mourir ? Ecrasée par un bus ou fusillée par la police brésilienne.

Je ne sais pas.

Je crois que pour la personne qui meurt, ca n’a pas d’importance. Je crois même que si l’on meurt à 20, à 50 ans ou à 100 ans ca ne change rien. De toute façon on a droit à un temps limité. Ceux qui restent vont toujours trouver que la personne aimée est partie trop tôt. « Elle était encore jeune, elle venait de s’acheter sa maison, elle venait de changer de travail, elle était enfin heureuse »!! Ouais mais elle n’est plus. Peu importe ce qui aurait pu se passer. Je crois que ca ne sert a rien de se lamenter. La mort est irréversible. Il n’y a rien à faire. Rien à dire. Il nous reste qu’à accepter le vide et a l’apprivoiser.

C’est sans doute plus facile pour moi de dire ca puisque je ne le vis pas directement.

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Dieu existe

mars 30, 2007 · Laisser un commentaire

J’ai eu une espece de revelation ce soir en revenant du travail: Dieu existe!

J’etais bloque dans un embouteillage monstre, je roulais a 2km/h et je commencais a m’impassienter quand j’ai eu la brillante idee d’appeler Monamour. Monamour a repondu, l’air un peu occupe, lointain, je le derangeais peut etre…C’est pas grave. J’ai l’habitude. J’avais rien a dire. J’avais des idees plein la tete et j’avais envie de les partager. J’avais le temps de rien faire. Dieu existe-il ? une question comme une autre a poser sur un telephone portable quand on est coince entre un camion et une Mini. Rire au bout du fil, enfin au bout des ondes devrais-je dire. Ca peut paraitre caucasse. Mais j’etais serieuse. Je me demandais pourquoi, si dieu existait, il aurait fait l’homme. Et surtout je n’arrivais pas a comprendre pourquoi il aurait fait l’homme pour qu’il reste coince pendant une heure dans une boite en feraille, seul. Encore un rire. C’est pas mal deux rires pour deux questions. C’est meme chouette. Mais voila que Monamour a du raccrocher en promettant de me rappeler pour m’expliquer que Dieu n’existe pas. Il devait apparement surtout m’expliquer que meme si l’homme a pu concevoir l’idee de Dieu ca ne prouvait pas son existence et que ma question n’etait plus metaphysique mais plutot sociologique. Je commencais a trouver ca moins chiant l’embouteillage. Alors j’ai raccroche et j’ai attendu le coup de fil de Monamour. 5 min. Puis j’ai passe le pont, j’ai change de voie, j’ai pris la sortie, puis une rue, j’ai rechange de voie, j’ai pris une autre rue, un feu, deux, puis un autre en panne. La galere. Il est 5h30 tout le monde rentre chez soi. Pour se mettre devant la tele. 6h30.

Finalement Monamour a oublie de rappeler, il a oublie d’expliquer. Dieu a prouve qu’il existe. Meme les plus sceptiques en font la preuve, par oubli.

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La nuit

mars 30, 2007 · Laisser un commentaire

Pendant qu’il dort, j’ecoute son souffle rauque. Y a pas un bruit autour, il est minuit. Le quartier est calme, les voitures sont rangees pour la nuit. Il s’est endormi. Il s’est d’abord epuise devant la tele. Il y a eu, le petit sitcom drole, puis le polar, les infos et enfin la derniere heure du crime.

Je n’avais pas envie de regarder la tele. J’avais envie qu’il me touche. J’avais envie qu’il me prenne. Il ne l’a pas compris, ou n’en n’a pas eu envie. Je ne sais pas. Alors je me suis mise au lit en boule. J’ai failli sombrer dans le sommeil, mais la tele m’a garde en alerte. J’etais attentive…au froissement de tissu, aux legers pas, une porte…peut etre est-ce la bonne. Non. Pas encore, pas cette fois. Il faut attendre encore. Jusqu’a quand vais-je devoir attendre.

Puis il est arrive. Il s’est glisse sous les draps. Il s’est heurte a une jambe. Elle n’a pas bouge. Il a du se dire que je dormais. Je respirais a peine. J’avais mal. Je sentais mes cuisses contractees, mon ventre se tordre. Avoir mal aux entrailles. C’etait ca je crois. J’avais mal. Mal au coeur aussi. Une douleur musculaire. Le lendemain je me reveillerai surement avec des courbatures.

J’ai encore attendu. Il a fini par mettre sa main. Il l’a passe sur mon dos, il a touche un bras, effleure une epaule. Enfin! C’est le debut. Je ne bougeais toujours pas. Je voulais qu’il aille plus loin, qu’il persevere, qu’il savoure, qu’il ai envie, qu’il s’approche, qu’il se colle, qu’il me colle. J’avais envie de ses bras, de ses reins, de son dos, son cou…Mais c’etait deja fini, il s’endormait alors il s’est retourne. Il s’est eloigne. Il dort mieux sur le dos. Puis sur le cote. Il s’est mis a respirer plus fort. Et voila le souffle rauque etait deja la et lui n’y etait plus.

Une larme a coule. Je n’ai pas su lui dire que j’ai eu mal…que j’ai mal.

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Début

mars 16, 2007 · Un commentaire

Je lisais il y a quelques minutes un résumé de l’état des médias américains, et il parait que, je cite, “l’information journalistique devient une plus petite partie de toute l’information que les citoyens reçoivent”.Voir : Comment se portent les médias américains?

Avec les élections un peu partout, France, États Unis, Québec, je me suis mise également à “surfer” un peu plus sur le web. Effectivement de plus en plus de citoyens prennent la parole pour donner leurs opinions.

Les blogs se veulent souvent subjectifs. On y étale son talent, ses coups de coeurs, ses peurs, ses agoisses, ses désirs, ses pensées, ses reflexions, parfois son absurdité, ses états d’âme, parfois tout ça en même temps.

Pour ne pas déroger à cette tendance de la (libre expression) je m’y mets aussi.

Besmellah

Rem

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